LA VERITE SUR L'AFRIQUE
PAR CHARLES SAM
AFRICAN HOPE INTERNATIONAL
L'Occident l'appelle aujourd'hui
En principe, il n'y a rien de mal à dépendre de quelqu'un pour ce qui
concerne l'aide, comme nous sommes tous inter-dépendants. Cependant cela devient très
dangereux quand cette aide participe à notre auto destruction. L'histoire regorge de
leçons qui enseignent que quand on a une certaine catégorie d'amis, on n'a pas besoin
d'ennemis. Nos pères fondateurs nous ont affranchi de l'esclavage colonial. Mais la
question qui vient à l'esprit est celle-ci :
Les institutions de Bretton Woods - la Banque Mondiale et le FMI ne sont que des exécutants de programmes d'austérité auxquels nous sommes astreints. Derrière leurs visages apparemment attrayants se cache le groupe des 10, la crème des pays de l'OCDE dont les gouverneurs de leurs banques centrales et / ou leurs ministres des finances se rencontrent régulièrement à Båle à la Banque des Réglements Internationaux. C'est la pensée du groupe des 10 qui inspire la politique au FMI.
La réalité est que, ce sont les nations industrialisées créditrices qui se font passer pour la Banque Mondiale, et le FMI qui dictent les politiques économiques aux pauvres pays débiteurs. Les nations industrialisées encouragent l'Afrique appauvrie à obtenir dès prêts pour des marchandises et services octroyés par elles-mêmes, nous dictent des politiques économiques qui rendraient le remboursement difficile et douloureux et ensuite nous demande de payer ! Nos ressources sont de ce fait sans cesse hypothéquées par les nations créditrices à des prix qu'elles dictent par la pratique des cartels - un système par lequel quelques sociétés fabriquent les mêmes produits et s'entendent tacitement avec une autre pour baisser le prix et la production. Ceci a la même influence sur la production et le prix tout juste comme un monopole contrôlé par un unique producteur - et les dettes sont payées plusieurs fois avec des intérêts récurrents.
Les pays occidentaux prétendent que l'Afrique leur doit 380 milliards de dollars américains et pourtant ils savent très bien que cet argent leur est restitué avec l'aimable concours des dirigeants africains. Les politiques du continent ne reflètent pas les voeux des peuples ; elles sont constamment imposées par les soi-disant pays développés qui s'arrogent eux-mêmes le droit de décider comment les autres devraient vivre. La conséquence a été de graves ravages sociaux, l'humiliation et la misère. Dans beaucoup de pays africains, selon un rapport des Nations-Unies, le taux de l'epargne national constitue 10%, du produit national brut comparé au taux superieur à 20% dans d'autres régions en développement. En conséquence, le financement intérieur permet seulement de couvrir un quart des besoins en investissements de l'Afrique.
La raison d'être de l'homme c'est sa capacité à produire. Le bien-être
et le développement économique permettent de vivre en toute sécurité. Si les Africains
étaient prospères et optimistes ils seraient les premiers, avant les étrangers, à
dépenser aussi bien qu'à investir sur leur propre sol car ils sont très entreprenants
et travailleurs. Mais avec la présente pauvreté et le syndrome de
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